Lundi 28 février 2022 deux événements majeurs se sont déroulés en rapport avec le sujet du climat, de la planète et des énergies renouvelables : parution du dernier rapport du GIEC &  ouverture des négociations cruciales à Nairobi, sous l’égide de l’ANUE (Assemblée des Nations Unies pour l’Environnement) afin de discuter d’un traité pour lutter contre la pollution plastique.

Tous s’alignent sur ce point : il est temps d’agir pour éviter des impacts irréversibles. Pour reprendre la phrase du journal “L’info durable”, il est question de « s’adapter ou mourir »!

Il est aujourd’hui important d’orienter les financements vers des energies vertes  et l’environnement afin de rester indépendant et autonome énergétiquement. Car l’Europe reste malgré tout dépendante des énergies fossiles telles que le gaz, le pétrole et le charbon et dont la plupart proviennent de la Russie et des pays limitrophes.

 

Le rapport du GIEC :

La partie du rapport du GIEC (Groupe d’Expert Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat) sortie ce lundi est consacrée aux conséquences du changement climatique sur la nature et les sociétés humaines.

En effet : « tout le monde est concerné et les solutions existent afin de maintenir le réchauffement sous le seuil de 1,5°C prévu dans l’Accord de Paris tout en s’adaptant aux évolutions du climat. Or, l’humanité est déjà à 1,1 degré de réchauffement par rapport à l’ère préindustrielle, le temps presse donc pour d’importants changements. Les scientifiques du Giec écrivent ainsi que « le changement climatique affecte partout la nature, la vie des gens et les infrastructures. Ses impacts grandissant et menaçant deviennent de plus en plus évidents dans toutes les régions du monde. » ». (source)

 

 

Par rapport à la situation en France, le rapport alerte sur les « fausses bonnes solution » mises en place par le pays, comme la construction de digue sur les côtes françaises pour stopper la montée des eaux, mais qui détruiraient les fonds marins par la même occasion. Ou encore l’utilisation de climatisation qui entraine une hausse des émissions de gaz à effet de serre si l’énergie dont elle dépend n’est pas décarbonée.

« De plus, une augmentation de la demande en énergie s’avère d’autant moins durable que le manque d’eau risque d’affecter la production d’électricité dans le sud de l’Europe. » (source)

         lien du 6ème rapport du GIEC : https://www.ipcc.ch/report/ar6/wg2/

 

Les accords de l’ANUE :

Le regroupement de ce lundi est une réunion qui doit déboucher sur l’ouverture de négociations sur un traité international “historique” pour lutter contre la pollution plastique.

 

La directrice exécutive de l’UNEP (agence de L’ONU sur l’environnement) Inger ANDERSEN, a appelé les délégués à ouvrir la voie à la négociations d’un traité « fort ». Ce texte devrait prévoir des «  engagements collectifs et “un mécanisme de surveillance fort”, avec des financements pour aider les pays les plus pauvres et une approche des produits plastique en “cycle de vie”, c’est-à-dire de la production à la distribution, jusqu’à la possibilité ou non de leur recyclage. » ( source)

 

 

Un traité comme celui ci aurait un impact « historique » comme on ne l’a pas vu depuis l’accord de Paris de lutte contre le réchauffement climatique en 2015.

—> la conclusion de la discussion sera disponible ce mercredi (02.03.2022)

 

En effet : « Plusieurs textes ont été déposés pour l’ouverture de négociations en vue d’un traité sur le plastique lors de l’Assemblée des Nations Unies pour l’environnement (ANUE), qui devra décider de la création d’un Comité intergouvernemental de négociation et, surtout, des sujets au menu des discussions: lutte contre la pollution, recyclage, éventuelles limites d’utilisation ou de production. Les négociations devraient durer au moins deux ans. » (source)

 

 

En ayant connaissance de toutes ces informations sur le climat et au vu des conditions géo-politiques, c’est en prévision du manque de ressources fossiles qu’il faut prévoir de basculer dès aujourd’hui totalement vers des énergies renouvelables qui puisse garantir notre indépendance énergétique et en même temps répondre aux objectifs climatiques.